08.06.2007

Les Français un jour imposeront un jour la proportionnelle, pense Bayrou...

"Il faudra un jour remplacer cette loi électorale injuste par une loi électorale juste et vous verrez qu'un jour les Français l'imposeront", a déclaré le président de l'UDF-Mouvement démocrate (MoDem) sur France Info.

"Un jour, les Français diront 'trop c'est trop'. Il est impossible qu'on ait ainsi un verrouillage absolu (...) du Parlement par une seule force, qui a remporté l'élection présidentielle c'est vrai, mais qui pour autant ne représente pas l'ensemble des forces du pays", a ajouté le député béarnais, qui est candidat à sa propre succession dimanche dans les Pyrénées-Atlantiques.

Selon les sondages, l'UMP pourrait largement remporter les élections législatives des 10 et 17 juin, jusqu'à obtenir plus de 400 sièges à l'Assemblée nationale (sur 577).

Dans un entretien au Figaro, le président Nicolas Sarkozy se dit favorable à l'introduction d'une dose minoritaire de proportionnelle aux législatives.

"Je ne sais pas ce qu'une dose veut dire", a commenté François Bayrou, lui-même favorable à un système où 50% des sièges du Palais Bourbon seraient soumis à la proportionnelle.

"Il y a une loi électorale injuste, qui fait que le parti majoritaire va avoir une représentation - on dit un 'tsunami' avec peut-être 80% des sièges à l'Assemblée nationale -, ce qui naturellement supprimera le débat et fera que beaucoup de citoyens n'auront plus de recours", a déploré François Bayrou.

"C'est injuste que des courants politiques qui ont rassemblé des millions de Français aient une représentation absolument mineure à l'Assemblée nationale", a insisté l'ancien ministre, qui a recueilli 18,6% des suffrages, soit près de sept millions de voix, lors du premier tour de la présidentielle le 22 avril.

REUTERS - 7 juin 2007, 9h37

 

 

 

07/06/2007 - 09h36

PARIS (Reuters) - François Bayrou estime que les Français imposeront un jour l'introduction de la proportionnelle aux élections législatives pour mettre fin à un système "injuste".

"Il faudra un jour remplacer cette loi électorale injuste par une loi électorale juste et vous verrez qu'un jour les Français l'imposeront", a déclaré le président de l'UDF-Mouvement démocrate (MoDem) sur France Info.

"Un jour, les Français diront 'trop c'est trop'. Il est impossible qu'on ait ainsi un verrouillage absolu (...) du Parlement par une seule force, qui a remporté l'élection présidentielle c'est vrai, mais qui pour autant ne représente pas l'ensemble des forces du pays", a ajouté le député béarnais, qui est candidat à sa propre succession dimanche dans les Pyrénées-Atlantiques.

Selon les sondages, l'UMP pourrait largement remporter les élections législatives des 10 et 17 juin, jusqu'à obtenir plus de 400 sièges à l'Assemblée nationale (sur 577).

Dans un entretien au Figaro, le président Nicolas Sarkozy se dit favorable à l'introduction d'une dose minoritaire de proportionnelle aux législatives.

"Je ne sais pas ce qu'une dose veut dire", a commenté François Bayrou, lui-même favorable à un système où 50% des sièges du Palais Bourbon seraient soumis à la proportionnelle.

"Il y a une loi électorale injuste, qui fait que le parti majoritaire va avoir une représentation - on dit un 'tsunami' avec peut-être 80% des sièges à l'Assemblée nationale -, ce qui naturellement supprimera le débat et fera que beaucoup de citoyens n'auront plus de recours", a déploré François Bayrou.

"C'est injuste que des courants politiques qui ont rassemblé des millions de Français aient une représentation absolument mineure à l'Assemblée nationale", a insisté l'ancien ministre, qui a recueilli 18,6% des suffrages, soit près de sept millions de voix, lors du premier tour de la présidentielle le 22 avril.

07/06/2007 - 09h36

PARIS (Reuters) - François Bayrou estime que les Français imposeront un jour l'introduction de la proportionnelle aux élections législatives pour mettre fin à un système "injuste".

"Il faudra un jour remplacer cette loi électorale injuste par une loi électorale juste et vous verrez qu'un jour les Français l'imposeront", a déclaré le président de l'UDF-Mouvement démocrate (MoDem) sur France Info.

"Un jour, les Français diront 'trop c'est trop'. Il est impossible qu'on ait ainsi un verrouillage absolu (...) du Parlement par une seule force, qui a remporté l'élection présidentielle c'est vrai, mais qui pour autant ne représente pas l'ensemble des forces du pays", a ajouté le député béarnais, qui est candidat à sa propre succession dimanche dans les Pyrénées-Atlantiques.

Selon les sondages, l'UMP pourrait largement remporter les élections législatives des 10 et 17 juin, jusqu'à obtenir plus de 400 sièges à l'Assemblée nationale (sur 577).

Dans un entretien au Figaro, le président Nicolas Sarkozy se dit favorable à l'introduction d'une dose minoritaire de proportionnelle aux législatives.

"Je ne sais pas ce qu'une dose veut dire", a commenté François Bayrou, lui-même favorable à un système où 50% des sièges du Palais Bourbon seraient soumis à la proportionnelle.

"Il y a une loi électorale injuste, qui fait que le parti majoritaire va avoir une représentation - on dit un 'tsunami' avec peut-être 80% des sièges à l'Assemblée nationale -, ce qui naturellement supprimera le débat et fera que beaucoup de citoyens n'auront plus de recours", a déploré François Bayrou.

"C'est injuste que des courants politiques qui ont rassemblé des millions de Français aient une représentation absolument mineure à l'Assemblée nationale", a insisté l'ancien ministre, qui a recueilli 18,6% des suffrages, soit près de sept millions de voix, lors du premier tour de la présidentielle le 22 avril.

07/06/2007 - 09h36

PARIS (Reuters) - François Bayrou estime que les Français imposeront un jour l'introduction de la proportionnelle aux élections législatives pour mettre fin à un système "injuste".

"Il faudra un jour remplacer cette loi électorale injuste par une loi électorale juste et vous verrez qu'un jour les Français l'imposeront", a déclaré le président de l'UDF-Mouvement démocrate (MoDem) sur France Info.

"Un jour, les Français diront 'trop c'est trop'. Il est impossible qu'on ait ainsi un verrouillage absolu (...) du Parlement par une seule force, qui a remporté l'élection présidentielle c'est vrai, mais qui pour autant ne représente pas l'ensemble des forces du pays", a ajouté le député béarnais, qui est candidat à sa propre succession dimanche dans les Pyrénées-Atlantiques.

Selon les sondages, l'UMP pourrait largement remporter les élections législatives des 10 et 17 juin, jusqu'à obtenir plus de 400 sièges à l'Assemblée nationale (sur 577).

Dans un entretien au Figaro, le président Nicolas Sarkozy se dit favorable à l'introduction d'une dose minoritaire de proportionnelle aux législatives.

"Je ne sais pas ce qu'une dose veut dire", a commenté François Bayrou, lui-même favorable à un système où 50% des sièges du Palais Bourbon seraient soumis à la proportionnelle.

"Il y a une loi électorale injuste, qui fait que le parti majoritaire va avoir une représentation - on dit un 'tsunami' avec peut-être 80% des sièges à l'Assemblée nationale -, ce qui naturellement supprimera le débat et fera que beaucoup de citoyens n'auront plus de recours", a déploré François Bayrou.

"C'est injuste que des courants politiques qui ont rassemblé des millions de Français aient une représentation absolument mineure à l'Assemblée nationale", a insisté l'ancien ministre, qui a recueilli 18,6% des suffrages, soit près de sept millions de voix, lors du premier tour de la présidentielle le 22 avril.

 

 

 


07.06.2007

Notre déficit public aggravé ?

Bayrou : les mesures fiscales
"ne sont pas financées"

NOUVELOBS.COM | 07.06.2007 | 12:50

"On distribue de l'argent mais tout le monde sait bien que tout cet argent, nous n'en avons pas le premier euro", affirme le président du MoDem.

 

François Bayrou (Reuters)

François Bayrou (Reuters)

 

Les mesures fiscales annoncées par le gouvernement ne sont pas financées et vont aggraver le déficit public, déplore, jeudi 7 juin, le président de l'UDF-Mouvement démocrate, François Bayrou.

"La première chose frappante est qu'elles ne sont pas financées. On donne des avantages fiscaux, on distribue de l'argent mais tout le monde sait bien que tout cet argent, nous n'en avons pas le premier euro", a déclaré sur France Info l'ancien candidat de l'UDF à la présidentielle.

Pour le député béarnais, ces mesures vont se traduire par "une aggravation du déficit et par un report sur d'autres catégories sociales de prélèvements fiscaux".

5 à 6 milliards d'euros

Le projet sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat du gouvernement Fillon prévoit une défiscalisation totale des heures supplémentaires pour les salariés et une large réduction d'impôts sur les intérêts d'emprunts immobiliers.

La réforme des heures supplémentaires, dont le coût sera de 5 à 6 milliards d'euros, selon François Fillon, s'appliquera à compter du 1er octobre.

 

 

 



 

06.06.2007

Les effets indésirables de la franchise médicale

Voilà une excellente analyse , qui paraîtra dans le Monde de demain :



Point de vue

Les effets indésirables de la franchise médicale, par Jean de Kervasdoué
LE MONDE | 06.06.07 | 14h14  •  Mis à jour le 06.06.07 | 16h00

a "franchise" est une pratique aussi courante qu'universelle de l'assurance. Quand elle existe, l'assuré s'efforce en effet d'éviter tout accident, car il sait qu'il la paiera toujours de sa poche. Il se comporte alors comme s'il n'était pas assuré. Les experts disent que l'on limite ainsi le "risque moral", autrement dit le changement de comportement des gens assurés qui pourraient, parce qu'ils sont assurés, prendre plus de risques. Cette intéressante idée est-elle transférable à l'assurance-maladie ? Le candidat Sarkozy le pensait, son gouvernement annonce qu'il va la mettre en oeuvre dès le 1er janvier 2008.

 

Avec d'autres économistes de la santé, j'ai également été séduit par cette voie de recherche, mais en suis devenu un adversaire farouche : elle ne marche pas et produit assez vite l'effet inverse du but recherché. Non seulement elle accroît les inégalités dans l'accès aux soins, mais elle contribue à la croissance des dépenses de santé : elle produit de l'inflation. Il suffit pour s'en convaincre d'étudier un demi-siècle de politiques menées en France et dans les autres pays occidentaux.

En France, nous avons, depuis bien longtemps, un ticket "modérateur", ainsi appelé parce qu'il était censé "modérer" la croissance des dépenses de soins. Il n'a rien modéré du tout pour une raison bien simple : la quasi-totalité de la population est couverte par des assurances privées (mutuelles, institutions de prévoyance, compagnies d'assurances), complétées depuis 2000 par la CMU. Elles prennent en charge ce fameux ticket modérateur.

Passons la frontière et regardons maintenant le montant des dépenses de soins et leur taux de croissance depuis 1990 : très curieusement, les pays les plus chers et les plus inflationnistes sont ceux où les assurances privées ont une part sinon importante (Etats-Unis, Suisse), du moins significative (Allemagne, France).

Pour les Etats-Unis, cette politique est dramatique : 45 millions d'Américains n'ont aucune assurance, chaque habitant des Etats-Unis dépense par an en moyenne trois fois plus qu'un Britannique et, pourtant, le tiers des Anglais les plus pauvres vit plus longtemps que le tiers des Américains les plus riches ! Pourquoi ? Tout simplement parce que les gens riches pensent que les bons médecins sont chers et que les grands hôpitaux sont les établissements luxueux ; ils achètent donc une assurance qui leur permette, le cas échéant, de les rembourser et, de fil en aiguille, les honoraires et les tarifs s'accroissent. C'est le même marché, et il n'est pas concevable d'avoir une trop grande différence de revenus entre les médecins des uns et ceux des autres.

Revenons en France, une des raisons qui a conduit à imaginer cette franchise vient du fait que l'UMP s'est également engagée à autoriser "une certaine liberté" des honoraires médicaux ; les comptes sociaux vont mal, il fallait donc que cette croissance ne soit pas prise en charge par l'assurance-maladie. Si le revenu des médecins libéraux augmente, peut-on croire un instant que les médecins hospitaliers ne vont pas rapidement s'émouvoir de voir le revenu de leurs confrères s'améliorer et pas le leur ? Grève, augmentation des salaires, croissance des dépenses d'assurance-maladie... la suite des événements est d'ores et déjà prévisible. Tout cela pourrait arriver vite si la franchise était prise en charge par les assureurs complémentaires.

En l'état actuel de la jurisprudence européenne et constitutionnelle, un ticket modérateur d'ordre public (non remboursable) qui s'imposerait à tous les assureurs installés sur le marché français, sans distinction de nationalité, serait compatible avec la "libre prestation de service". Autrement dit, il ne pourrait pas y avoir d'exception pour les plus déshérités, ceux qui relèvent de la CMU. Donc, soit la franchise est prise en charge par les assureurs complémentaires et redevient alors ni plus ni moins une autre forme de ticket modérateur, soit elle ne l'est pas, et l'inégalité dans l'accès aux soins s'accroît.

Par ailleurs, que veut dire "responsabiliser" des malades ? Rappelons que 52 % des dépenses médicales sont engagées par 5 % des Français qui sont vraiment malades. Sont-ils "responsables" de leur âge, de leur cancer ou de leur diabète ? En outre, un patient consulte parce qu'il a mal au ventre, il ne "demande" pas que son médecin lui fasse des radiographies ou des analyses, il ne souhaite pas particulièrement qu'on l'opère ou qu'on lui prescrive des antibiotiques, il désire simplement ne plus avoir mal, et cela le plus rapidement et le moins douloureusement possible. En quoi est-il "responsable" des prescriptions ?

Enfin le système informatique de l'assurance-maladie n'est pas capable de bâtir en quelques mois un système de franchise aussi complexe (il y en aurait quatre) et encore moins de tenir compte du revenu d'un ménage. Rappelons que toute la construction de l'assurance-maladie est fondée sur des droits individuels liés au travail. Si, dans un ménage, il y a un travailleur indépendant et un employé (ou un agriculteur), ils ne sont pas gérés par les mêmes caisses. Pour tenir compte du revenu, il sera nécessaire de communiquer aux caisses la déclaration de revenus et de reconstruire des programmes informatiques tenant compte de ces informations.

Or chacun convient que les 3 000 programmes de gestion de l'assurance-maladie n'encaisseront pas ce choc : cette "vieille 403 maintes fois rafistolée", selon le mot d'un connaisseur, rendra l'âme, à moins d'attendre au moins deux ans et d'investir 500 millions d'euros. Tout cela pour réduire, dans la meilleure hypothèse, les dépenses d'assurance-maladie de 1,4 milliard d'euros, alors que le déficit de cette année sera d'au moins 4,5 milliards ! Ces franchises, si elles voient le jour, seront loin de combler le déficit, le reste ne nous sera pas épargné, à moins que ne perdure la triste politique de transfert de la dette aux générations futures.


Jean de Kervasdoué est ancien directeur des hôpitaux, professeur au CNAM.

Article paru dans l'édition du 07.06.07

 

 

 
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05.06.2007

François Bayrou commente l'actualité politique

Voici l'interview qui paraîtra dans Le Parisien / Aujourd'hui en France de demain.

Les Français semblent adhérer largement à la méthode et au projet Sarkozy. Est-ce cela, l’état de grâce? François Bayrou. L'état de grâce, c’est naturel et presque systématique lorsqu'un nouveau président est élu, installe son gouvernement, et que ni l'un ni l'autre ne sont encore à l'épreuve des réalités.

 

 Il a commencé pourtant à agir…

 

On en est davantage aux intentions qu’à l’action. Mais je tiens à dire qu’il est des orientations que j’approuve : par exemple, s’il parvient à la mener à bien, l'idée d'un traité européen simplifié, court, compréhensible. J'approuve aussi la concertation avec les associations écologistes, même si ce n'est encore qu'un symbole. Je suis, en revanche, très hostile à l'instauration d'une franchise pour les soins de santé, qui sera très lourde à porter pour tous ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts et qui ne permettra pas de combler le trou de la sécu. Et je suis vraiment inquiet de la décision de laisser filer le déficit en l’augmentant brutalement de plusieurs milliards d’euros, pour permettre des avantages fiscaux à des personnes déjà favorisées. On va ainsi encore augmenter la dette des Français.Ce n’est pas ce qu’on avait promis pendant la campagne.

 

 Comment jugez-vous le nouveau style présidentiel?

 

La communication est bonne. C’est à mettre à son crédit. Mais l'idée que le Président de la République, tout seul, gouverne la France et que, sur tous les dossiers, c'est à l'Elysée que ça se passe créera un jour ou l’autre des difficultés. Nous sommes le seul pays démocratique au monde où les pouvoirs sont à ce point concentrés entre les mêmes mains. Si, en plus, toutes les décisions remontent au président, alors on aura de sacrées surprises.

 

 Y a t il un premier Ministre tout de même?

 

Les ministres sont effacés et on a l’impression que Matignon est effacé lui aussi. C’est sûrement un choix, mais ce choix aura forcément des conséquences, car un État moderne ne peut pas fonctionner sans délégations, c’est-à-dire sans confiance. 

 

 Quel est, pour vous, désormais minoritaire, l'enjeu de ces législatives?

 

L’enjeu, c’est qu’il y ait encore en France, dans les cinq années qui viennent, du pluralisme et du débat. Nous avons besoin d'un Parlement qui représente le peuple dans sa diversité. Cela garantira qu'il existe du débat sur les sujets les plus difficiles. Or on nous annonce un Parlement dominé par un parti qui aura le monopole de la représentation des Français. Et avec, en face, un PS profondément usé. Les uns voteront toujours oui et les débats seront expédiés, sans être approfondis. En face, l’autre camp votera toujours non. Cela n’est pas sain.

 

 Cela ressemblerait, selon vous, à l'avant 1968?

 

Non. La situation est très différente. Mais lorsque le Parlement est une chambre « introuvable » avec un parti tout puissant qui règne sans partage, au bout de quelques mois, le pays ne s’y retrouve pas. Alors les institutions de la démocratie ne sont plus légitimes et plus respectées.

 

 Vous dites donc, comme le PS, qu'il y a nécessité de contre pouvoirs?

 

Le PS est déterminé à exercer non pas un contre pouvoir, mais un pouvoir contre. Mon idée au contraire est qu'il y ait de l'indépendance et de la liberté. Pour dire sur tel sujet : « Cela va dans le bon sens » et sur tel autre: « Attention, on se trompe ». J’en reviens à la décision de laisser filer la dette. Ce n'est pas le PS qui va la combattre cela puisque la dette et les déficits, dans sa philosophie de toujours, ce n'est pas grave. Seul un courant indépendant est capable de mettre en garde contre cette dérive, à la tribune, les yeux dans les yeux du gouvernement.

 

 Mais comment ferez-vous si vous n'avez même pas de groupe parlementaire?

 

Ce sont les électeurs qui en décideront. Je livre les batailles avec l'idée que les électeurs savent ce qu’ils font. Ils ont le moyen, par leur vote, de défendre le pluralisme. Est-il imaginable qu’un mouvement politique qui a fait près de 20 % à l’élection présidentielle soit privé de sa représentation ? Est-ce juste ? Est-ce concevable ?

 

 Diriez-vous qu'il y a un état Sarkozy?

 

Plus exactement, on en vient à penser qu'il n'y a plus que Sarkozy dans l'Etat !

 

 Comment réagissez vous au départ de vos anciens amis députés?

 

Les ralliements ne donnent pas une haute idée de l’engagement politique. Ce qu'il y a de terrible dans ces institutions c'est qu'elles ne favorisent ni le courage ni la grandeur. Elles favorisent, au contraire, le renoncement et l'alignement. Puisque le pouvoir est absolu, tout passe fatalement par le ralliement au pouvoir. Mon idée des institutions est exactement inverse. Un pouvoir rassembleur, de vraies alliances, discutées, où personne n’a besoin de se renier, et où un contrat est passé qui permet de travailler ensemble.

 

 Les Français n'ont pas eu depuis longtemps un moral aussi élevé. Cela ne vous trouble t il pas?

 

Tant mieux ! Comme cela arrive souvent, les élections ont eu un effet euphorisant. On a l’impression que les problèmes ont disparu. Mais ce n’est pas le cas. La réalité se chargera assez tôt de nous le rappeler.

 

 L'UMP exclut de vous faire le moindre cadeau aux législatives…

 

Je ne recherche pas les cadeaux. Simplement, il est anormal qu'un courant politique qui a réuni 7 millions de Français à la présidentielle soit menacé d'être écarté de la représentation nationale. Vous verrez que de telles injustices rendront inéluctable un changement en profondeur de nos institutions.

 

 Sans élus, le Modem que vous venez de créer ne serait-il pas un mouvement populiste?

 

Non, un mouvement populaire, avec de nombreux élus locaux. 78000 demandes d'adhésions spontanées nous sont parvenues en 3 semaines, sans aucune campagne. Chacun fixe son niveau de cotisation en fonction de ses possibilités : 5 euros si l'on est au RMI. Cotisation libre à partir de 20 euros autrement. C'est un très grand courant, jeune, actif, habitué à Internet. C’est révélateur du besoin en France d'une offre politique différente. Tout le monde voit bien que le PS avec son archaïsme, est devant son heure de vérité et que l'UMP n'est pas une vision de la société mais la courroie de transmission du pouvoir.

 

 

 

04.06.2007

Je ne suis pas une acrobate...

On assiste parfois à d'acrobatiques contorsions politiques...

Ainsi, il y a un quart de siècle, lors de l'avènement de la gauche, les gens de droite qui criaient le plus fort contre les "errements " socialistes étaient ceux qui, pas si secrètement que ça, avaient voté Mitterand pour couler Giscard... Inversement, qui se souvient que c'est la gauche qui a créé les chômeurs en fin de droits, lors du 2ème gouvernement Mauroy (décret Bérégovoy de novembre 1983) ? Des centaines de milliers de "nouveaux pauvres" se sont retrouvés en peu de temps dans une situation tragique... alors que le RMI n'est apparu que 5 ans après ! Aucun gouvernement de droite n'aurait osé cela !

Aujourd'hui, on observe un quarteron de renégats qui, toute honte bue, brûlent ce qu'ils adoraient hier.

Moi, je ne suis pas acrobate. Ma seule ligne politique est la ligne droite...

03.06.2007

L'UMP Canada Dry

Certains se souviennent de cette ancienne publicité télévisée pour un soda réputé vertueux : "Ca a l'aspect de l'alcool, la couleur de l'alcool... Mais ça n'est pas de l'alcool !!!"

Mon concurrent CNI orne désormais ses publicités d'un sigle UMP qui aurait presque l'aspect de l'Union pour un Mouvement Populaire, mais  qui est en réalité une "Union pour la Majorité Présidentielle", parti nulle part répertorié dans les documents officiels du Ministère de l'Intérieur. D'ailleurs ça n'a pas la couleur bleue de la vraie UMP puisqu'on a choisi un fond vert.

Donc c'est moins bien fait que le Canada Dry... Mais ça a quand même pour but de tromper l'électeur !

 

02.06.2007

Turquie

Encore une autre promesse -déjà- non tenue !

Qui donc clamait devant les caméras que "la Turquie, ce n'est pas l'Europe, c'est l'Asie Mineure" ?...

Le même qui, la semaine dernière, acceptait que des pourparlers soient menés avec la Turquie en vue de son éventuelle intégration à l'Europe.

Cela s'appelle sans doute des sincérités sucessives...

01.06.2007

Pas raisonnable...

Le candidat à la présidentielle disait vouloir, lui aussi, lutter contre le surendettement de l'Etat.

Or le président tout neuf vient s'est empressé d'annoncer une "pause" dans dans cette lutte... Nous voilà donc repartis dans notre folle fuite en avant.

Notre dette atteint 1200 milliards d'euros. Le seul paiement des intérêts absorbe quasiment l'équivalent du produit de l'impôt sur le revenu !

Quel avenir préparons-nous à nos enfants ?

30.05.2007

Les français ont besoin d'élus qui seront leurs avocats à l'Assemblée

Voilci un résumé de l'interview de François Bayrou à l'émission L'Invité de RTL
Les Français ont besoin d’élus qui seront leurs avocats à l’Assemblée - 30.05.07

François Bayrou a insisté sur la nécessité d’avoir une Assemblée, pluraliste. Il faut, selon lui, qu’il y ait des députés indépendants du pouvoir qui défendent les Français et qui soient leurs avocats. François Bayrou a expliqué que le Mouvement démocrate sera ce courant politique différent de l’UMP et du PS, capable de soutenir le gouvernement ou de s’y opposer selon les textes présentés.

"Le grand enjeu de cette élection est qu’il puisse y avoir à l’Assemblée nationale, des députés d’un mouvement politique libre capables de dire 'oui' quand les choses vont dans le bon sens et 'non' quand elles sont mal inspirées" a déclaré François Bayrou, "Ces députés libres, c’est un besoin pour les citoyens français car c’est eux qui les représenteront, c’est eux qui les défendront et qui seront leurs avocats à l’Assemblée nationale".

Pour que le débat puisse avoir lieu au Parlement, il faut, selon lui, plus de deux formations politiques. François Bayrou a pris l’exemple des déficits publics. Il a expliqué que le Mouvement Démocrate (MoDem) sera le seul courant politique à défendre la réduction de la dette : en effet, le gouvernement a annoncé qu’il mettait entre parenthèses la lutte contre les déficits et le Parti socialiste considère que l’endettement n’est pas important. Le MoDem considère au contraire que cela "est nuisible aux intérêts de la France" : ces décisions "vont fragiliser l’avenir national" a-t-il insisté. Il faut donc qu’il y ait des députés capables de monter à la tribune de l’Assemblée nationale pour le dénoncer : "On a besoin de pluralisme » a-t-il conclu, "et c’est ce pluralisme que nous portons ". Les dernières déclarations de Daniel Cohn-Bendit sur un PS dépassé ou le ralliement d'une des filles de Jack Lang au MoDem lui font dire qu’il existe une partie de la gauche, des écologistes, de la droite et du centre "qui a envie de bâtir cet espace politique nouveau"…

François Bayrou a reconnu que le combat des législatives n’était pas facile parce que la loi électorale est "absolument injuste" : "C'est une loi de représentation des majorités, ce n'est pas une loi de représentation équitable des Français". Il insiste : "C’est un mode de scrutin qui est fait pour laminer ce qui n'est pas les deux grands partis or, on a besoin de pluralisme" pour que les débats aient lieu à l’Assemblée nationale : il s’agit notamment "de réfléchir au nom des Français aux conséquences des décisions qui vont être prises".

François Bayrou a pris l’exemple du projet de franchise pour le remboursement des soins qui va, selon lui, représenter un obstacle pour les ménages les moins favorisés.

Il est également opposé à la suppression de la carte scolaire considérant que cette mesure va créer des établissements de premier choix, de second choix, de troisième choix…

S’agissant de la déduction fiscale des intérêts d’emprunt promise par Nicolas Sarkozy, il craint que cela favorise l’augmentation du prix des logements…

Interrogé sur la participation du chef de l’Etat à un meeting au Havre, François Bayrou considère que "le président de la République devrait être un signe de rassemblement et non un signe d’opposition d’un camp contre l’autre". Il doit être "un recours" pour tous les Français quelles que soient leurs opinions. Il a constaté que Nicolas Sarkozy avait choisi de se comporter en "chef de camp à la recherche d’une victoire électorale" qui lui est pourtant acquise.

S’agissant de la création du Nouveau centre par les députés UDF ralliés à la majorité présidentielle, François Bayrou considère que "dans cette appellation, il y a deux abus de langage". Il a jugé qu’il n’y a rien de nouveau à se rallier au pouvoir qui vient d’être élu alors même qu’on le critiquait durement quelques semaines plus tôt : "C’est très ancien, et c’est même malheureusement très archaïque". De même, il considère que le mouvement emmené par Hervé Morin n’est pas le centre car sa définition même est d’être indépendant et d’être capable de travailler avec les autres courants démocratiques du pays. Une formation politique qui ne regarde que d’un seul côté, ce n’est pas le centre. Enfin, François Bayrou a expliqué qu’il ne voulait pas faire de remarques blessantes à l’égard d’Hervé Morin qui a été un de ses proches : "Je ne veux pas mettre la politique à ce niveau-là". Son idée de la politique, est qu’il ne faut pas la faire plonger mais qu’il faut au contraire la tirer vers le haut.

29.05.2007

France 2 a parlé de la 10ème circonscription...

Pour savoir ce qui a été dit :

1) Sur Google, tapez : France 2

2) Sur la page d'accueil : choisissez 20h et la date du mardi 29 mai.

3) Sur le petit écran, réglez le curseur sur : 20h 15 !

27.05.2007

Les 7 piliers du MODEM...

Le meeting de François Bayrou au Zénith de Paris, ce 24 mai : suite...

 Voici la conclusion de son discours où il définit le sens de notre action :

"Je voudrais en quelques mots tracer devant vous les principes qui me paraissent devoir être ceux de notre mouvement démocrate.

Premier principe : Le Mouvement démocrate est un mouvement de citoyens actifs. On n’y adhère pas pour seulement pour soutenir, pour être des supporters, mais pour participer à la mesure de ses forces et de sa disponibilité, pour construire des idées, un programme, des équipes.

Le second principe est un principe éthique. Je souhaite que nous écrivions une charte éthique qui nous engage. Ce qui m’a frappé dans les récents changements de camp aussi bien dans les rangs socialistes que dans les nôtres, ce ne sont pas les destins individuels, c’est la tristesse des citoyens qui avaient fait confiance à leurs responsables, devenus leurs amis, devenus une partie de leur famille. Les Français ont le sentiment que les politiques ne respectent pas les règles élémentaires de comportement que chacun des citoyens se voit imposer dans sa vie.

Pour bien des responsables politiques, l’engagement, c’est une carrière. Pour les citoyens, pour les militants engagés ou de cœur, c’est de la vie donnée, gratuitement, donnée à sa cité comme on la donne à ses enfants. Cela mérite d’être respecté. C’est pourquoi je veux une charte éthique à l’intérieur de notre mouvement démocrate qui indiquera quelle est la nature de l’engagement de l’adhérent, du responsable, du candidat et de l’élu du mouvement par rapport à ceux qui lui ont fait confiance.

Troisième principe : nous donnerons un sens plein et entier à l’idée de démocratie.

La démocratie, cela ne peut pas être seulement l’attribution du pouvoir par le vote. La démocratie, c’est aussi la responsabilité des citoyens entre les votes.

Pour que le citoyen soit responsable, il faut qu’il soit associé et informé, qu’on lui laisse le temps de réfléchir, qu’on lui donne les moyens de peser sur la décision que l’on prend en son nom. Je fais une grande différence entre « information », « réflexion » et « communication ». Car il y a des politiques de communication qui ont pour seul objet, en fait, d’empêcher l’information et la réflexion, de détourner l’attention de l’essentiel vers l’accessoire.

Et cela, ce sont les institutions qui le garantissent. Voilà pourquoi le mouvement démocrate défendra les principes d’ une réforme profonde de nos institutions républicaines, dont les piliers seront la séparation des pouvoirs, à l’intérieur du pouvoir politique, et aussi entre le pouvoir politique, le pouvoir économique et le pouvoir médiatique. Nous défendrons le respect du pluralisme et la qualité de l’information et du débat public. Nous défendrons donc une loi électorale juste, celle qui existe partout en Europe, du Nord au Sud et d’Est en Ouest, et qui garantit à toutes les grandes sensibilités démocratiques leur droit à l’expression et à la représentation.

Quatrième principe : L’action du Mouvement démocrate sera fondée sur la vérité, en matière économique, comme en matière sociale. Pour moi, dans un projet de société, notamment dans le monde de l’économie et du social, il n’y a d’idéal que dans le réel. L’idéal ne doit pas être du domaine du virtuel, ce n’est pas une idéologie, il doit s’incarner et s’enraciner. C’est pourquoi nous associerons à notre action des chercheurs, des universitaires, des économistes, des sociologues avec qui nous confronterons, à intervalles réguliers, nos intuitions et nos réflexions.

Cinquième principe : il faut penser l’avenir. J’ai été frappé, vivant cette campagne présidentielle de l’intérieur, de l’absence des intellectuels. Excepté sur le registre de la transgression, lorsqu’ils changeaient de bord, et particulièrement sur le registre de la transgression nationaliste, dont on verra qu’elle est sans avenir. Nous avons besoin de retrouver l’enracinement intellectuel de l’action politique.

J’ai employé à dessein l’expression « enracinement intellectuel », car le monde intellectuel s’appauvrit quand il se sépare de la réalité sociale. C’est pourquoi le Modem se fixe pour objectif de faire partager la réflexion sur l’avenir à l’ensemble du champ social, universitaires et intellectuels, créateurs et interprètes dans le monde de la culture, artistes et savants, ouvriers, techniciens, salariés, agriculteurs, étudiants, artisans et entrepreneurs, retraités ou passagers sans bagage dans notre société. Pour cela, il est vrai qu’Internet est un formidable outil auquel nous voulons réfléchir et par lequel nous voulons travailler.

Sixième principe : Le principe du Mouvement démocrate est le rassemblement. Le Modem affirme que chaque fois que quelque chose d’essentiel est en jeu pour la nation, il est prêt à travailler avec toutes les forces démocratiques du pays. Et chaque fois que l’on abordera l’action de proximité, la démocratie locale, il est prêt à faire naître de larges rassemblements. Dans le champ de la démocratie, nous n’avons pas d’ennemis. Nous considérons que l’affrontement entre la droite et la gauche, cette grille de lecture du siècle passé, ne permet plus de résoudre les problèmes de notre temps. Nous sommes particulièrement heureux de trouver dans nos rangs des femmes et des hommes qui viennent de camps différents et de parcours politique différents. Pour nous, c’est un enrichissement.

Septième principe : le but principal du Mouvement démocrate sera la naissance et la promotion d’une génération politique nouvelle. La vie a fait que nous avons été en grande partie, privés de notables. Il faut faire de cet accident une force. L’accueil, la détection, le repérage, la formation, l’entraînement de cette génération politique nouvelle est un magnifique défi, que nous sommes les seuls, par la force des choses, les seuls désormais à pouvoir relever.

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Je veux vous dire ma conviction : ce mouvement nouveau, ce mouvement démocrate, il est tout neuf et il a des atouts sans précédent. Des millions de Français l’attendent. Ils ont envie d’un mouvement positif, qui change les visages et les pratiques, qui ne soit pas sectaire, mais qui propose. Ce mouvement est le seul, dans la législature qui vient, qui pourra les défendre, avec courage et avec liberté.

Tout est à construire, et comme vous êtes là, vous et les centaines de milliers que vous représentez, alors le combat, forcément, est gagné. On ne le voit pas encore, comme on ne voit pas le soleil quand l’aube approche. Mais ce combat là, ce combat, est gagné !"

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26.05.2007

Meeting de François Bayrou au Zénith de Paris, ce 24 mai

Cet extrait d'un article de Marianne me paraît rendre compte très fidèlement du moment très fort que nous étions plus de 6000 ) vivre ce soir-là :

Le Modem de François Bayrou veut peser par le nombre

Jeudi soir, devant quelque 6000 militants électriques réunis au Zénith, François Bayrou a lancé la campagne du Modem pour les élections législatives. Beaucoup de monde dans la salle, mais surtout de nombreux intervenants à la tribune.

Ambiance de stade de foot en finale de championnat au Zénith, à Paris.[…] Du orange à tous les gradins. Quelque 6000 militants, élus et sympathisants sont venus par car de toute la France : du Nord, de Marseille, de Meurthe-et Moselle, de l'Indre, de Vienne… Toutes les têtes d'affiche du Mouvement démocrate sont aussi là, évidemment. Il s'agit de faire nombre pour qu'« après cette soirée historique », on ne puisse plus « dire que François Bayrou est seul », comme le martèle le député de la Loire Gilles Lartigue.

Du monde à la tribune
Et pour faire oublier que seulement quatre députés ont suivi François Bayrou dans l'aventure – sur les 29 qui constituaient le groupe UDF – il y a du monde à la tribune.

D'abord les « stars » : le sénateur du Rhône Michel Mercier, Anne-Marie Comparini, la députée européenne Marielle de Sarnez, Jean-Marie Cavada, l'ex Vert Jean-Luc Benhamias, Corinne Lepage, présidente de Cap 21, mais aussi l'acteur Vincent Lindon et l'historien Jean-Pierre Rioux.

Les têtes d'affiche introduisent les nouveaux venus. Une dizaine de nouveaux adhérents, comme choisis selon la méthode des quotas – jeunes, moins jeunes, actifs, chômeurs, homme ou femme, de toute origine sociale et ethnique – expliquent les raisons de leurs choix.

Puis c'est au tour de quelques candidats nouvellement investis, triés parmi les 535 que présente le parti. Plutôt jeunes. Et pour cause, la moyenne d'âge des candidats Modem est de 45 ans. On fustige le clivage droite gauche, on parle de l'importance de la dette et on vante « l'honnêteté » et la « sincérité » du Mouvement. Des slogans font leur apparition : « Pour moderniser la vie politique, modemnisez votre bulletin de vote », scande Fabienne Faure, candidate dans la 3e circonscription de l'Ain ; ou encore « en amour on dit un de perdu, dix de retrouvé ; en politique : 22 de perdus, 70 000 de retrouvés ! », dixit Anne Lapérouze, candidate dans le Tarn.

75 000 adhérents, 7 millions d'électeurs
Quand François Bayrou arrive, enfin, à la tribune, c'est non pas 70 000 mais 75 000 adhérents qu'il revendique. Le leader centriste veut mettre en avant la particularité de ce meeting : « Ceci est un moment rare car un moment de fondation », précise-t-il d'emblée. [...]

Jeudi 24 Mai 2007

Anna Borrel