25.05.2007

Ce fameux lundi de Pentecôte...

Je suis revenue... tôt ce matin du Zénith de Paris avec le sentiment à la fois inédit et bouleversant de participer à quelque chose de grand.

J'en reparlerai demain.

Pour l'instant, je mets en ligne un autre courrier qu'Olivier Henno a adressé le 23 mai à M. Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité :

 

Monsieur le Ministre,

Le Vaudeville du Lundi de Pentecôte, jour férié travaillé, va une nouvelle fois se jouer en 2007.

Cette année, et contrairement à 2005, les enfants n'iront pas à l'école lundi. C'est un premier progrès qui conforte la vie associative française, d’une incroyable richesse, et facilitera l'organisation des nombreuses manifestations associatives et sportives tel que le tournoi de football dans ma commune de Saint-André-lez-Lille.

Cependant, l'instauration de cette journée dite de solidarité est un dispositif foncièrement injuste.

Ainsi des millions de parents, ceux qui travaillent, devront trouver un dispositif de garde pour leurs enfants.

Surtout, ce dispositif consacre l'existence d'une France à deux vitesses.

Une fois de plus, ce sont principalement les salariés modestes des PME exposées à la concurrence internationale qui sont les victimes de ce dispositif.

Beaucoup de Français sont prêts à travailler plus à la double condition de gagner plus et d'avoir la certitude que la richesse produite est redistribuée de manière juste.

Imposé aux français comme un effort généreux pour les plus âgés d’entre nous, ce lundi de Pentecôte férié travaillé est un dispositif foncièrement injuste

Monsieur le Ministre, j'en appelle à votre sagesse et vous demande d'entendre la France qui se lève tôt, et donc d'abroger le dispositif de cette soi disant journée de solidarité.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l'assurance de mes sentiments les plus respectueux. 

Olivier HENNO

Maire, Conseiller Général du Nord

 

                                                          

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