30.05.2007

Les français ont besoin d'élus qui seront leurs avocats à l'Assemblée

Voilci un résumé de l'interview de François Bayrou à l'émission L'Invité de RTL
Les Français ont besoin d’élus qui seront leurs avocats à l’Assemblée - 30.05.07

François Bayrou a insisté sur la nécessité d’avoir une Assemblée, pluraliste. Il faut, selon lui, qu’il y ait des députés indépendants du pouvoir qui défendent les Français et qui soient leurs avocats. François Bayrou a expliqué que le Mouvement démocrate sera ce courant politique différent de l’UMP et du PS, capable de soutenir le gouvernement ou de s’y opposer selon les textes présentés.

"Le grand enjeu de cette élection est qu’il puisse y avoir à l’Assemblée nationale, des députés d’un mouvement politique libre capables de dire 'oui' quand les choses vont dans le bon sens et 'non' quand elles sont mal inspirées" a déclaré François Bayrou, "Ces députés libres, c’est un besoin pour les citoyens français car c’est eux qui les représenteront, c’est eux qui les défendront et qui seront leurs avocats à l’Assemblée nationale".

Pour que le débat puisse avoir lieu au Parlement, il faut, selon lui, plus de deux formations politiques. François Bayrou a pris l’exemple des déficits publics. Il a expliqué que le Mouvement Démocrate (MoDem) sera le seul courant politique à défendre la réduction de la dette : en effet, le gouvernement a annoncé qu’il mettait entre parenthèses la lutte contre les déficits et le Parti socialiste considère que l’endettement n’est pas important. Le MoDem considère au contraire que cela "est nuisible aux intérêts de la France" : ces décisions "vont fragiliser l’avenir national" a-t-il insisté. Il faut donc qu’il y ait des députés capables de monter à la tribune de l’Assemblée nationale pour le dénoncer : "On a besoin de pluralisme » a-t-il conclu, "et c’est ce pluralisme que nous portons ". Les dernières déclarations de Daniel Cohn-Bendit sur un PS dépassé ou le ralliement d'une des filles de Jack Lang au MoDem lui font dire qu’il existe une partie de la gauche, des écologistes, de la droite et du centre "qui a envie de bâtir cet espace politique nouveau"…

François Bayrou a reconnu que le combat des législatives n’était pas facile parce que la loi électorale est "absolument injuste" : "C'est une loi de représentation des majorités, ce n'est pas une loi de représentation équitable des Français". Il insiste : "C’est un mode de scrutin qui est fait pour laminer ce qui n'est pas les deux grands partis or, on a besoin de pluralisme" pour que les débats aient lieu à l’Assemblée nationale : il s’agit notamment "de réfléchir au nom des Français aux conséquences des décisions qui vont être prises".

François Bayrou a pris l’exemple du projet de franchise pour le remboursement des soins qui va, selon lui, représenter un obstacle pour les ménages les moins favorisés.

Il est également opposé à la suppression de la carte scolaire considérant que cette mesure va créer des établissements de premier choix, de second choix, de troisième choix…

S’agissant de la déduction fiscale des intérêts d’emprunt promise par Nicolas Sarkozy, il craint que cela favorise l’augmentation du prix des logements…

Interrogé sur la participation du chef de l’Etat à un meeting au Havre, François Bayrou considère que "le président de la République devrait être un signe de rassemblement et non un signe d’opposition d’un camp contre l’autre". Il doit être "un recours" pour tous les Français quelles que soient leurs opinions. Il a constaté que Nicolas Sarkozy avait choisi de se comporter en "chef de camp à la recherche d’une victoire électorale" qui lui est pourtant acquise.

S’agissant de la création du Nouveau centre par les députés UDF ralliés à la majorité présidentielle, François Bayrou considère que "dans cette appellation, il y a deux abus de langage". Il a jugé qu’il n’y a rien de nouveau à se rallier au pouvoir qui vient d’être élu alors même qu’on le critiquait durement quelques semaines plus tôt : "C’est très ancien, et c’est même malheureusement très archaïque". De même, il considère que le mouvement emmené par Hervé Morin n’est pas le centre car sa définition même est d’être indépendant et d’être capable de travailler avec les autres courants démocratiques du pays. Une formation politique qui ne regarde que d’un seul côté, ce n’est pas le centre. Enfin, François Bayrou a expliqué qu’il ne voulait pas faire de remarques blessantes à l’égard d’Hervé Morin qui a été un de ses proches : "Je ne veux pas mettre la politique à ce niveau-là". Son idée de la politique, est qu’il ne faut pas la faire plonger mais qu’il faut au contraire la tirer vers le haut.

29.05.2007

France 2 a parlé de la 10ème circonscription...

Pour savoir ce qui a été dit :

1) Sur Google, tapez : France 2

2) Sur la page d'accueil : choisissez 20h et la date du mardi 29 mai.

3) Sur le petit écran, réglez le curseur sur : 20h 15 !

27.05.2007

Les 7 piliers du MODEM...

Le meeting de François Bayrou au Zénith de Paris, ce 24 mai : suite...

 Voici la conclusion de son discours où il définit le sens de notre action :

"Je voudrais en quelques mots tracer devant vous les principes qui me paraissent devoir être ceux de notre mouvement démocrate.

Premier principe : Le Mouvement démocrate est un mouvement de citoyens actifs. On n’y adhère pas pour seulement pour soutenir, pour être des supporters, mais pour participer à la mesure de ses forces et de sa disponibilité, pour construire des idées, un programme, des équipes.

Le second principe est un principe éthique. Je souhaite que nous écrivions une charte éthique qui nous engage. Ce qui m’a frappé dans les récents changements de camp aussi bien dans les rangs socialistes que dans les nôtres, ce ne sont pas les destins individuels, c’est la tristesse des citoyens qui avaient fait confiance à leurs responsables, devenus leurs amis, devenus une partie de leur famille. Les Français ont le sentiment que les politiques ne respectent pas les règles élémentaires de comportement que chacun des citoyens se voit imposer dans sa vie.

Pour bien des responsables politiques, l’engagement, c’est une carrière. Pour les citoyens, pour les militants engagés ou de cœur, c’est de la vie donnée, gratuitement, donnée à sa cité comme on la donne à ses enfants. Cela mérite d’être respecté. C’est pourquoi je veux une charte éthique à l’intérieur de notre mouvement démocrate qui indiquera quelle est la nature de l’engagement de l’adhérent, du responsable, du candidat et de l’élu du mouvement par rapport à ceux qui lui ont fait confiance.

Troisième principe : nous donnerons un sens plein et entier à l’idée de démocratie.

La démocratie, cela ne peut pas être seulement l’attribution du pouvoir par le vote. La démocratie, c’est aussi la responsabilité des citoyens entre les votes.

Pour que le citoyen soit responsable, il faut qu’il soit associé et informé, qu’on lui laisse le temps de réfléchir, qu’on lui donne les moyens de peser sur la décision que l’on prend en son nom. Je fais une grande différence entre « information », « réflexion » et « communication ». Car il y a des politiques de communication qui ont pour seul objet, en fait, d’empêcher l’information et la réflexion, de détourner l’attention de l’essentiel vers l’accessoire.

Et cela, ce sont les institutions qui le garantissent. Voilà pourquoi le mouvement démocrate défendra les principes d’ une réforme profonde de nos institutions républicaines, dont les piliers seront la séparation des pouvoirs, à l’intérieur du pouvoir politique, et aussi entre le pouvoir politique, le pouvoir économique et le pouvoir médiatique. Nous défendrons le respect du pluralisme et la qualité de l’information et du débat public. Nous défendrons donc une loi électorale juste, celle qui existe partout en Europe, du Nord au Sud et d’Est en Ouest, et qui garantit à toutes les grandes sensibilités démocratiques leur droit à l’expression et à la représentation.

Quatrième principe : L’action du Mouvement démocrate sera fondée sur la vérité, en matière économique, comme en matière sociale. Pour moi, dans un projet de société, notamment dans le monde de l’économie et du social, il n’y a d’idéal que dans le réel. L’idéal ne doit pas être du domaine du virtuel, ce n’est pas une idéologie, il doit s’incarner et s’enraciner. C’est pourquoi nous associerons à notre action des chercheurs, des universitaires, des économistes, des sociologues avec qui nous confronterons, à intervalles réguliers, nos intuitions et nos réflexions.

Cinquième principe : il faut penser l’avenir. J’ai été frappé, vivant cette campagne présidentielle de l’intérieur, de l’absence des intellectuels. Excepté sur le registre de la transgression, lorsqu’ils changeaient de bord, et particulièrement sur le registre de la transgression nationaliste, dont on verra qu’elle est sans avenir. Nous avons besoin de retrouver l’enracinement intellectuel de l’action politique.

J’ai employé à dessein l’expression « enracinement intellectuel », car le monde intellectuel s’appauvrit quand il se sépare de la réalité sociale. C’est pourquoi le Modem se fixe pour objectif de faire partager la réflexion sur l’avenir à l’ensemble du champ social, universitaires et intellectuels, créateurs et interprètes dans le monde de la culture, artistes et savants, ouvriers, techniciens, salariés, agriculteurs, étudiants, artisans et entrepreneurs, retraités ou passagers sans bagage dans notre société. Pour cela, il est vrai qu’Internet est un formidable outil auquel nous voulons réfléchir et par lequel nous voulons travailler.

Sixième principe : Le principe du Mouvement démocrate est le rassemblement. Le Modem affirme que chaque fois que quelque chose d’essentiel est en jeu pour la nation, il est prêt à travailler avec toutes les forces démocratiques du pays. Et chaque fois que l’on abordera l’action de proximité, la démocratie locale, il est prêt à faire naître de larges rassemblements. Dans le champ de la démocratie, nous n’avons pas d’ennemis. Nous considérons que l’affrontement entre la droite et la gauche, cette grille de lecture du siècle passé, ne permet plus de résoudre les problèmes de notre temps. Nous sommes particulièrement heureux de trouver dans nos rangs des femmes et des hommes qui viennent de camps différents et de parcours politique différents. Pour nous, c’est un enrichissement.

Septième principe : le but principal du Mouvement démocrate sera la naissance et la promotion d’une génération politique nouvelle. La vie a fait que nous avons été en grande partie, privés de notables. Il faut faire de cet accident une force. L’accueil, la détection, le repérage, la formation, l’entraînement de cette génération politique nouvelle est un magnifique défi, que nous sommes les seuls, par la force des choses, les seuls désormais à pouvoir relever.

*************

Je veux vous dire ma conviction : ce mouvement nouveau, ce mouvement démocrate, il est tout neuf et il a des atouts sans précédent. Des millions de Français l’attendent. Ils ont envie d’un mouvement positif, qui change les visages et les pratiques, qui ne soit pas sectaire, mais qui propose. Ce mouvement est le seul, dans la législature qui vient, qui pourra les défendre, avec courage et avec liberté.

Tout est à construire, et comme vous êtes là, vous et les centaines de milliers que vous représentez, alors le combat, forcément, est gagné. On ne le voit pas encore, comme on ne voit pas le soleil quand l’aube approche. Mais ce combat là, ce combat, est gagné !"

f1e44883807d8ec6c4ff218c09e6887f.jpg

26.05.2007

Meeting de François Bayrou au Zénith de Paris, ce 24 mai

Cet extrait d'un article de Marianne me paraît rendre compte très fidèlement du moment très fort que nous étions plus de 6000 ) vivre ce soir-là :

Le Modem de François Bayrou veut peser par le nombre

Jeudi soir, devant quelque 6000 militants électriques réunis au Zénith, François Bayrou a lancé la campagne du Modem pour les élections législatives. Beaucoup de monde dans la salle, mais surtout de nombreux intervenants à la tribune.

Ambiance de stade de foot en finale de championnat au Zénith, à Paris.[…] Du orange à tous les gradins. Quelque 6000 militants, élus et sympathisants sont venus par car de toute la France : du Nord, de Marseille, de Meurthe-et Moselle, de l'Indre, de Vienne… Toutes les têtes d'affiche du Mouvement démocrate sont aussi là, évidemment. Il s'agit de faire nombre pour qu'« après cette soirée historique », on ne puisse plus « dire que François Bayrou est seul », comme le martèle le député de la Loire Gilles Lartigue.

Du monde à la tribune
Et pour faire oublier que seulement quatre députés ont suivi François Bayrou dans l'aventure – sur les 29 qui constituaient le groupe UDF – il y a du monde à la tribune.

D'abord les « stars » : le sénateur du Rhône Michel Mercier, Anne-Marie Comparini, la députée européenne Marielle de Sarnez, Jean-Marie Cavada, l'ex Vert Jean-Luc Benhamias, Corinne Lepage, présidente de Cap 21, mais aussi l'acteur Vincent Lindon et l'historien Jean-Pierre Rioux.

Les têtes d'affiche introduisent les nouveaux venus. Une dizaine de nouveaux adhérents, comme choisis selon la méthode des quotas – jeunes, moins jeunes, actifs, chômeurs, homme ou femme, de toute origine sociale et ethnique – expliquent les raisons de leurs choix.

Puis c'est au tour de quelques candidats nouvellement investis, triés parmi les 535 que présente le parti. Plutôt jeunes. Et pour cause, la moyenne d'âge des candidats Modem est de 45 ans. On fustige le clivage droite gauche, on parle de l'importance de la dette et on vante « l'honnêteté » et la « sincérité » du Mouvement. Des slogans font leur apparition : « Pour moderniser la vie politique, modemnisez votre bulletin de vote », scande Fabienne Faure, candidate dans la 3e circonscription de l'Ain ; ou encore « en amour on dit un de perdu, dix de retrouvé ; en politique : 22 de perdus, 70 000 de retrouvés ! », dixit Anne Lapérouze, candidate dans le Tarn.

75 000 adhérents, 7 millions d'électeurs
Quand François Bayrou arrive, enfin, à la tribune, c'est non pas 70 000 mais 75 000 adhérents qu'il revendique. Le leader centriste veut mettre en avant la particularité de ce meeting : « Ceci est un moment rare car un moment de fondation », précise-t-il d'emblée. [...]

Jeudi 24 Mai 2007

Anna Borrel

 

25.05.2007

Ce fameux lundi de Pentecôte...

Je suis revenue... tôt ce matin du Zénith de Paris avec le sentiment à la fois inédit et bouleversant de participer à quelque chose de grand.

J'en reparlerai demain.

Pour l'instant, je mets en ligne un autre courrier qu'Olivier Henno a adressé le 23 mai à M. Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité :

 

Monsieur le Ministre,

Le Vaudeville du Lundi de Pentecôte, jour férié travaillé, va une nouvelle fois se jouer en 2007.

Cette année, et contrairement à 2005, les enfants n'iront pas à l'école lundi. C'est un premier progrès qui conforte la vie associative française, d’une incroyable richesse, et facilitera l'organisation des nombreuses manifestations associatives et sportives tel que le tournoi de football dans ma commune de Saint-André-lez-Lille.

Cependant, l'instauration de cette journée dite de solidarité est un dispositif foncièrement injuste.

Ainsi des millions de parents, ceux qui travaillent, devront trouver un dispositif de garde pour leurs enfants.

Surtout, ce dispositif consacre l'existence d'une France à deux vitesses.

Une fois de plus, ce sont principalement les salariés modestes des PME exposées à la concurrence internationale qui sont les victimes de ce dispositif.

Beaucoup de Français sont prêts à travailler plus à la double condition de gagner plus et d'avoir la certitude que la richesse produite est redistribuée de manière juste.

Imposé aux français comme un effort généreux pour les plus âgés d’entre nous, ce lundi de Pentecôte férié travaillé est un dispositif foncièrement injuste

Monsieur le Ministre, j'en appelle à votre sagesse et vous demande d'entendre la France qui se lève tôt, et donc d'abroger le dispositif de cette soi disant journée de solidarité.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l'assurance de mes sentiments les plus respectueux. 

Olivier HENNO

Maire, Conseiller Général du Nord

 

                                                          

24.05.2007

Projet de nouvelles franchises sur le remboursement des soins médicaux

Voici le courrier adressé par Olivier Henno, conseiller général, maire de Saint-André, et président départemental de l'UDF-Mouvement Démocrate à M. Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités Actives :

Monsieur le Haut Commissaire,

Ce lundi 21 mai, vous avez publiquement dénoncé le projet gouvernemental d'accroître la part non remboursée des soins par l’instauration de nouvelles franchises sur les soins médicaux. Je salue votre courage et votre liberté de parole parce que je trouve cette mesure très injuste.

La réforme de l'assurance maladie instaurée en 2004 par Xavier Bertrand alors ministre de la Santé avait déjà instauré le principe du forfait non remboursable : un euro par consultation et 18 euros pour les actes médicaux d'un montant supérieur à 91 euros. Le projet du gouvernement est d’y ajouter quatre franchises non remboursées par la Sécurité sociale sur les premiers euros annuels dépensés (examens biologiques, médicaments, visites médicales et hospitalisation. La fondation dont vous avez occupé la Présidence a toujours dénoncé ce système de franchise, qui pousse des gens à renoncer à se faire soigner.

Les personnes les plus pauvres, bénéficiaires de la CMU ne seront pas touchées, mais ce sont à nouveau les petits salaires, les travailleurs pauvres, et même les classes moyennes, bref ceux qui travaillent dur pour finalement gagner peu,  ceux qui gagnent soi disant trop pour bénéficier de la CMU et donc de la gratuité des soins, qui vont être pénalisés, ceux pour qui se soigner vient après tout le reste, quand toutes les autres factures ont été payées.

C'est une fois de plus la « France qui se lève tôt » qui va être sanctionnée.  

La santé s’est invitée ce lundi à Cannes, en la personne de Michael Moore. Son prochain film documentaire « Sicko » dresse le comparatif des systèmes de santé dans le monde. A ses yeux système de soin en France est le meilleur de tous et surtout le plus équitable par rapport aux services privés et compagnies d'assurances américaines: 53 millions d'américains n'ont aucune couverture sociale.

Tenez bon, Monsieur HIRSCH, empêchez la mise en place de cette mesure dont les conséquences sur la santé des F rançais pourraient s'avérer dramatique, et qui remet en cause le meilleur système de santé du monde.

Olivier HENNO

Maire Conseiller Général du Nord

:

 

23.05.2007

Un député ne doit pas être une marionnette…

J’approuve entièrement François Bayrou dans sa volonté de rendre sa noblese au métier de député.

Revenons un an en arrière et rappelons-nous la lamentable affaire du CPE.

En janvier 2006, voilà que tombe de nulle part un projet de loi mal ficelé et dont tous les députés mesurent l’impréparation et les conséquences inquiétantes.

Mais nos braves parlementaires UMP s’entendent alors dire : « Dépêchez-vous de voter cela, et ne vous avisez pas de manifester la moindre réticence… sinon gare à vos investitures l’an prochain ! »

Ils se sont exécutés comme un seul homme. Et pour couper court à tout débat, le gouvernement a dégainé le 49.3 à la façon d’un 6.35…

Résultat : les Français sont descendus dans la rue, de jour en jour plus nombreux.

Face à la colère qui grondait de plus en plus fort, le Président de la République n’a pu que retirer le projet.

Les braves parlementaires UMP se sont alors entendu dire : « Dépêchez-vous de voter le contraire de ce que vous avez voté il y a quelques semaines ! Et ne protestez pas… sinon gare à vos investitures l’an prochain ! »

Et ils se sont exécutés comme un seul homme.

*************

Comme François Bayrou, je refuse qu’un député soit pris pour une marionnette.

Non seulement parce qu’on lui inflige un rôle humiliant.

Mais surtout parce que la démocratie est  bien malade lorsque le débat, confisqué au Parlement, ne peut plus s’exprimer que dans la rue. Il n’est pas normal, il n’est pas sain que ce soit la rue qui dicte à l’Etat les décisions à prendre.

Il est indispensable que nos députés puissent faire entendre une parole libre.

C’est ce que François Bayrou résumait par ces mots le 10 mai à la Mutualité :

« Mon projet n’est pas de défendre le gouvernement devant les citoyens, mais de défendre les citoyens devant le gouvernement ! »

22.05.2007

"Votre Bayrou s'est tiré une balle dans le pied..."

C'était la réflexion, hier, d'une de mes très grandes amies.

Or quelles sont les dernières nouvelles du MODEM ?... Aujourd'hui nous en sommes à 70 000 nouvelles demandes d'adhésion.

Ce qui veut dire qu'en 16 jours, le parti de François Bayrou a triplé ses effectifs !

Et si l'erreur de Bayrou était de ne pas avoir fondé le MODEM avant les élections présidentielles ? Mais il est trop tard pour refaire l'histoire.

21.05.2007

On vous dira peut-être...

On vous dira peut-être : "Cette candidate, à part dans sa bonne ville d'Halluin, n'est pas très connue dans la circonscription..."

Mais s'il y avait des gens qui, justement, sont trop connus ?...

20.05.2007

Mes valeurs humanistes (2)

Il m'est revenu que mon concurrent CNI m'accuse de "brader les valeurs chrétiennes"...

Ah bon ?

Pour ma part,je rencontre plus de valeurs "chrétiennes" chez Lammennais, chez Marc Sangnier ou chez Emmanuel Mounier que chez Maurras !

Les valeurs humanistes ne sont pas non plus exclusivement "chrétiennes" : elles sont devenues républicaines. Elles sont inscrites au fronton de nos bâtiments publics. Elles s'appellent :

  • Liberté de parole
  • Egalité des chances
  • Fraternité avec les accidentés de la vie...

 

 

Toutes les notes