Le Modem de François Bayrou veut peser par le nombre Jeudi soir, devant quelque 6000 militants électriques réunis au Zénith, François Bayrou a lancé la campagne du Modem pour les élections législatives. Beaucoup de monde dans la salle, mais surtout de nombreux intervenants à la tribune.
Ambiance de stade de foot en finale de championnat au Zénith, à Paris.[…] Du orange à tous les gradins. Quelque 6000 militants, élus et sympathisants sont venus par car de toute la France : du Nord, de Marseille, de Meurthe-et Moselle, de l'Indre, de Vienne… Toutes les têtes d'affiche du Mouvement démocrate sont aussi là, évidemment. Il s'agit de faire nombre pour qu'« après cette soirée historique », on ne puisse plus « dire que François Bayrou est seul », comme le martèle le député de la Loire Gilles Lartigue.
Du monde à la tribune
Et pour faire oublier que seulement quatre députés ont suivi François Bayrou dans l'aventure – sur les 29 qui constituaient le groupe UDF – il y a du monde à la tribune.
D'abord les « stars » : le sénateur du Rhône Michel Mercier, Anne-Marie Comparini, la députée européenne Marielle de Sarnez, Jean-Marie Cavada, l'ex Vert Jean-Luc Benhamias, Corinne Lepage, présidente de Cap 21, mais aussi l'acteur Vincent Lindon et l'historien Jean-Pierre Rioux.
Les têtes d'affiche introduisent les nouveaux venus. Une dizaine de nouveaux adhérents, comme choisis selon la méthode des quotas – jeunes, moins jeunes, actifs, chômeurs, homme ou femme, de toute origine sociale et ethnique – expliquent les raisons de leurs choix.
Puis c'est au tour de quelques candidats nouvellement investis, triés parmi les 535 que présente le parti. Plutôt jeunes. Et pour cause, la moyenne d'âge des candidats Modem est de 45 ans. On fustige le clivage droite gauche, on parle de l'importance de la dette et on vante « l'honnêteté » et la « sincérité » du Mouvement. Des slogans font leur apparition : « Pour moderniser la vie politique, modemnisez votre bulletin de vote », scande Fabienne Faure, candidate dans la 3e circonscription de l'Ain ; ou encore « en amour on dit un de perdu, dix de retrouvé ; en politique : 22 de perdus, 70 000 de retrouvés ! », dixit Anne Lapérouze, candidate dans le Tarn.
75 000 adhérents, 7 millions d'électeurs
Quand François Bayrou arrive, enfin, à la tribune, c'est non pas 70 000 mais 75 000 adhérents qu'il revendique. Le leader centriste veut mettre en avant la particularité de ce meeting : « Ceci est un moment rare car un moment de fondation », précise-t-il d'emblée. [...]
Jeudi 24 Mai 2007
Anna Borrel